1v8N6k5Vqc02aUMAAAAASUVORK5CYIINom : Jacques Félix-Faure

Entreprise : Atelier 17C – Architectes

Site : Refuge de l’Aigle

Poste : Chef de projet

 

Quelle est l’origine de se projet, et comment s’est-il concrétisé ?

Le refuge se situe à 3 450m d’altitude, avec un dénivelé de 1 800m. Il a été construit en 1910 sur le rocher de l’Aigle en plein cœur du Parc National des Ecrins. Ce projet, qui a mis près de dix ans à se concrétiser est né d’un simple constat : après 100 ans d’existence le refuge était fragilisé. Plus qu’une rénovation, il fallait penser à une reconstruction. Le challenge a été de trouver un accord sur un projet qui permette d’agrandir le site pour porter la capacité d’accueil à 30 personnes au lieu de 17, et d’apporter plus de confort. L’enjeu était de préserver l’âme du refuge en tant que témoin de l’histoire de l’alpinisme, ensuite de conserver l’intimité du volume intérieur, et enfin s’en tenir à un seul bâtiment pour respecter la complexité et l’immensité du paysage. La solution qui s’est imposée a été d’intégrer l’ancienne structure du refuge dans la nouvelle. Puis il a fallu trouver des solutions aux multiples challenges techniques qui se posaient. La solution a été d’intégrer l’ancienne structure dans la nouvelle. Ce projet a nécessité une collaboration étroite et une implication de tous : CAF, BE, archi, corps de métier. Et au delà du projet architectural je retiens que ce fut une grande aventure humaine. Le choix fait au refuge de l’Aigle, c’est celui des étoiles et du vent.

 

Pourquoi avoir opté pour une solution photovoltaïque pour un tel projet ?

La partie photovoltaïque est un élément fondamental du projet. Il s’agissait de produire l’intégralité de l’électricité pour la consommation du refuge. Pour cela, nous avons dressé un état des consommations : les pompes du circuit chauffage solaire et ECS, le compresseur pour la pression de l’eau sanitaire, le filtre UV pour l’eau, la pompe pour relever l’eau depuis le fondoir, l’éclairage et les prises électriques pour les appareils ménager du refuge et les recharges des appareils sur batterie… Nous avions besoin d’une production énergétique importante au quotidien.

Quelles étaient les contraintes à intégrer ?

Nous ne pouvons pas nous permettre des opérations de maintenance, ce chantier devait donc prendre les panneaux les plus robustes du marché (1T/m² sur la toiture), tout en ayant des rendements exemplaires. La résistance aux UV et à la neige étaient nos préoccupations majeures. Il nous fallait également trouver un système de fixation qui nous permette d’enlever les structures secondaires (250 km/h de vent). Nous avons donc mis au point une structure et des accroches spécialement dédiées pour ce projet.

 

Comment se sont orientés vos choix pour l’installateur et les panneaux photovoltaïques ?

Solaravis a répondu à un appel d’offre, il a été jugé de par son expérience et son offre comme celui le mieux placé pour réaliser ce chantier. Il avait travaillé sur le refuge du Gouter et avait donc une expérience de chantier en haute altitude. Ses propositions et son attitude constructive tout au long du chantier ont beaucoup compté dans la bonne réalisation de celui-ci. Concernant les panneaux, le module bi verre de SOLARWATT France s’est imposé car nous avions besoin de ses performances : robustesse et fiabilité dans le temps à poids quasiment égal…. Le système, mis au point avec Solaravis et Hervé Vielle, bureau d’étude structure est d’une qualité optimum puisque tous les fils de raccordement sont invisibles et passent dans la structure. De plus, il n’y a pas de structure secondaire et les fixations sur les plots étanches à haute résistance sont directement posées sur les tuiles aluminium de la couverture. Les premiers résultats de ce projet sont très encourageants. Après une demi-saison les batteries sont à 100% et nous sommes désormais rassurés sur les consommations. Nous devons néanmoins rester prudents et attendre un premier hiver pour conclure  positivement !